Les étudiants du collège donnent déjà le bon exemple en commençant par bannir l’utilisation d’aérosols chez eux et ils persuadent leurs parents et leurs voisins à ne plus brûler les déchets. Les témoignages montrent leur vif intérêt pour l’environnement.
 
Samuel Beeharry, de Vieux-Grand-Port, utilise désormais du papier recyclé. Il a aussi pu convaincre ses parents de n’utiliser que des lampes halogènes en vue de réduire la consommation d’électricité.
 
 Khusboo Calleka, qui vient de Caroline, n’a pas hésité à demander à ses profs de voyager en groupe au lieu d’utiliser des voitures individuelles pour venir au collège. Elle encourage également les enfants à planter des arbustes.
 
 Quant à Karishma Molico, de Bel-Air-Rivière-Sèche, elle a pu décourager ses trois sœurs d’utiliser des déodorants en aérosol. Son père utilise de moins en moins sa voiture alors que sa grand-mère ne brûle plus les ordures.
 
 Bhrij Lutchmun, qui habite à Grande-Rivière-Sud-Est, conseille à son grand-père, qui est cultivateur, de réduire l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques dans sa plantation. “Au moins trois fois par semaine, je viens à l’école à bicyclette pour ne pas prendre le bus. Je recommande aux étudiants des villages avoisinants de faire comme moi”.
 
 Kenny Appadoo, de Bel-Air-Rivière-Sèche, a convaincu ses parents de remplacer la douche électrique par un système de chauffe-eau solaire. Nitishi Raghoonath, du même village, utilise désormais les produits de beauté naturels et a cultivé des arbustes dans sa cour.
 
 Le déversement de déchets dans les rivières inquiète Keshwar Raghoobeer de Sébastopol. Il déconseille aussi aux gens d’enterrer des animaux morts. “En se décomposant, ces carcasses contaminent nos nappes phréatiques”.
 
 Les étudiants font un appel au service de voirie du conseil des districts de Moka-Flacq d’être plus régulier. Quand il y a un retard pour le ramassage d’ordures, les gens sont plus enclins à y mettre le feu. “Nous demandons aussi aux autorités de ne plus installer des pylônes électriques en bois, mais d’opter plutôt pour des pylônes en béton comme auparavant”, suggère Rehaz Seeroo. Au collège, un projet d’utilisation de l’énergie solaire est en cours.