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RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE: Un SOS des étudiants du New Educational College
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Anil RAMESSUR
Anil RAMESSUR 
By Anil RAMESSUR
Published on 05/23/2007
 
RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE: Un SOS des étudiants du New Educational College
 
Des étudiants de cet établissement de Bel-Air-Rivière-Sèche viennent de mettre sur pied un “SOS Environment Club”. Leur principal objectif : sensibiliser les gens en vue de réduire l’émission de gaz nocifs dans l’atmosphère.
 
 Des étudiants du club, ici en compagnie du prof Rehaz Seeroo, montrent un vif intérêt à la protection de l’environnement.
 
 “La planète se réchauffe et nous nous dirigeons vers une catastrophe mondiale en ce 21e siècle”. C’est l’extrait d’une brochure intitulée Stop Global Warming et distribuée par des étudiants du New Educational College (NEC) de Bel-Air-Rivière-Sèche aux habitants de la région.

SOS Environment Club
Depuis trois semaines, ces élèves, aidés par leurs profs, ont mis sur pied un SOS Environment Club. Leur but est de sensibiliser les gens sur le danger que représente l’émission de gaz nocifs, en particulier la dioxyde de carbone, dans l’atmosphère par des véhicules, des usines, l’électricité et les feux de brousse, entre autres. 
 
Deux groupes de cinq étudiants du Higher School Certificate (HSC) se relaient pour mener à bon port la campagne de sensibilisation. Ils sont d’abord allés à la rencontre des élèves du primaire et de leurs parents. Mercredi, ils ont distribué des brochures à la foire de Centre-de-Flacq qui attire toujours beaucoup de monde.

Une journée de l’environnement
Une journée de l’environnement
 
 “Nous avons mis sur pied ce club de l’environnement suite à un projet de la sucrerie Constance invitant les jeunes à contribuer à la campagne de sensibilisation sur le réchauffement de la planète”, explique Rehaz Seeroo, prof qui assure la coordination au club.
 
 Le club prépare une journée de l’environnement et une marche à Bel-Air-Rivière-Sèche et à Centre-de-Flacq pour le mois de juin. Une demande sera faite au ministère de l’Environnement pour que des arbustes soient mis à la disposition du club pour être mis en terre par les quelque 1 000 étudiants du NEC et des volontaires.
 
 “Nous comptons aussi demander à Cellplus, à Emtel et à MTML d’adresser au moins un SMS à leurs abonnés”, précise Rehaz Seeroo. D’autres profs : Leerish Ramsurn, Raj Hanuman, Bijadhur Sowdagar et Serge Thomas prêtent main forte à l’action du club.
 
 

Le bon exemple
Les étudiants du collège donnent déjà le bon exemple en commençant par bannir l’utilisation d’aérosols chez eux et ils persuadent leurs parents et leurs voisins à ne plus brûler les déchets. Les témoignages montrent leur vif intérêt pour l’environnement.
 
Samuel Beeharry, de Vieux-Grand-Port, utilise désormais du papier recyclé. Il a aussi pu convaincre ses parents de n’utiliser que des lampes halogènes en vue de réduire la consommation d’électricité.
 
 Khusboo Calleka, qui vient de Caroline, n’a pas hésité à demander à ses profs de voyager en groupe au lieu d’utiliser des voitures individuelles pour venir au collège. Elle encourage également les enfants à planter des arbustes.
 
 Quant à Karishma Molico, de Bel-Air-Rivière-Sèche, elle a pu décourager ses trois sœurs d’utiliser des déodorants en aérosol. Son père utilise de moins en moins sa voiture alors que sa grand-mère ne brûle plus les ordures.
 
 Bhrij Lutchmun, qui habite à Grande-Rivière-Sud-Est, conseille à son grand-père, qui est cultivateur, de réduire l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques dans sa plantation. “Au moins trois fois par semaine, je viens à l’école à bicyclette pour ne pas prendre le bus. Je recommande aux étudiants des villages avoisinants de faire comme moi”.
 
 Kenny Appadoo, de Bel-Air-Rivière-Sèche, a convaincu ses parents de remplacer la douche électrique par un système de chauffe-eau solaire. Nitishi Raghoonath, du même village, utilise désormais les produits de beauté naturels et a cultivé des arbustes dans sa cour.
 
 Le déversement de déchets dans les rivières inquiète Keshwar Raghoobeer de Sébastopol. Il déconseille aussi aux gens d’enterrer des animaux morts. “En se décomposant, ces carcasses contaminent nos nappes phréatiques”.
 
 Les étudiants font un appel au service de voirie du conseil des districts de Moka-Flacq d’être plus régulier. Quand il y a un retard pour le ramassage d’ordures, les gens sont plus enclins à y mettre le feu. “Nous demandons aussi aux autorités de ne plus installer des pylônes électriques en bois, mais d’opter plutôt pour des pylônes en béton comme auparavant”, suggère Rehaz Seeroo. Au collège, un projet d’utilisation de l’énergie solaire est en cours.