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Les étudiants délaissent l’IT
- By NEC Staff
- Published 09/27/2006
- News and Events , Career Guidance
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NEC Staff
View all articles by NEC Staff“Le diplôme le plus prisé cette année a été le BSc (Hons) Human Resource Management avec 552 candidatures. Il y a trois à quatre ans, l’IT était très populaire. Aujourd’hui, le management et l’ingénierie caracolent en tête de liste. La filière est encore un peu demandée mais les horaires astreignants des emplois relevant de ce domaine ont eu raison de cet engouement”, constate Sweedesh Koomar Dosieah, de la section admission de l’université de Maurice (UoM).
Certaines entreprises étrangères qui souhaitaient s’implanter à Maurice ont d’ailleurs dû faire machine arrière faute de main-d’œuvre qualifiée dans le domaine qui les intéressait. “Le gouvernement a voulu booster ce secteur. Mais je pense qu’il y a eu une mauvaise planification. Nous n’étions pas encore prêts à donner satisfaction. Néanmoins le gap est en train d’être comblé”, soutient Aisha Oozeer, training manager à la Mauritius Employers’ Federation (MEF).
Même constat auprès de la secrétaire générale de l’University of Technology Mauritius, S. Goordyal : “Il y a eu beaucoup de naufragés de l’IT. Et comme les changements y sont très rapides, beaucoup se sont cassé la figure.”
La filière management reste incontestablement la grande gagnante de l’année 2006-2007. “On a constaté la prédominance des cours en sciences et technologie, électrotechnique, génétique et médecine et un réel engouement pour le management. Pourtant, il y a cinq ans, cette filière était délaissée. Un domaine qui est complètement saturé de nos jours est celui de l’économie et la comptabilité”, constate le Dr Praveen Mohadeb, deputy executive director de la Tertiary Education Commission (Tec).“Aux oubliettes, les voies saturées. La finance ne veut pas dire comptabilité seulement. Il faut se tourner vers l’analyse financière, la Bourse...”, ajoute Aisha Oozeer.
Puisqu’à Maurice, on choisit sa spécialité très tôt, la MEF a mis en place un volet de career counselling afin d’aider les élèves de la Form III à faire leur choix. “Nous nous rendons dans les collèges pour faire le point sur les besoins de la main-d’œuvre mauricienne pour les cinq ans à venir”, explique Aisha Oozeer.
Les cabinets de recrutement orientent également les jeunes. “J’en ai vu qui débarquaient avec des diplômes en biologie ou en sociologie et qui devaient se cantonner au télémarketing. Nombreux sont ceux de la filière informatique qui sont laissés sur le carreau”, explique Charlène Papillon du National Wide Recruitment Services.
Son directeur, Appanah Samy Sanassy, affirme que trois secteurs d’activité sont en tête. D’abord les Human Resources car sur la centaine d’offres d’emploi des entreprises que propose son cabinet chaque mois, 30 % ont trait aux ressources humaines. Vient ensuite l’hôtellerie. Et enfin le secrétariat. “En ce qui concerne l’informatique, nous notons que les jeunes sont très souvent surqualifiés. Les entreprises ont besoin de profils-types. Elles recherchent des candidats computer literate et non des détenteurs de diplômes en computer sciences”, rappelle Appanah Samy Sanassy. Ce dernier note que les sociétés qui embauchent sont davantage pointilleuses sur la maîtrise des langues.
“Il faut à tout prix proscrire l’émergence du chômeur diplômé. Je peux citer en exemple le cas de cette lauréate bardée de diplômes qui a mis plus d’une année à trouver un emploi. C’est encore plus désolant pour ces nombreux jeunes dont les parents ont été obligés de faire un emprunt pour financer leurs études”, avertit Aisha Oozeer.
Alors comment établir que la filière choisie sera porteuse ? La Tec tente d’apporter des réponses. Elle fait un relevé des filières prioritaires en fonction des besoins du pays. “Nous publions ce guide tous les deux ans et des études et sondages sont faits pour connaître les emplois du futur. Cette année, nous proposons un nouveau programme à l’université de Maurice qui est le MSc Risk Management”, rappelle Praveen Mohadeb.
Le temps où on se construisait une carrière professionnelle qui perdurait sur 20, 30, voire 40 ans, est à jamais révolu. Le jeune qui entre dans la vie active doit commencer par miser sur la formation continue. “Désormais, le futur employé doit envisager le life-long learning. Il sera obligé de se mettre à jour toute sa vie”, affirme Ameenah Gurib-Fakim, pro-vice-chancelière de l’UoM.
Source: L'Express (Click here to read the Full Article)
