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Le parcours du combattant de nos enseignants
- By Le Matinal
- Published 10/5/2007
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Le Matinal
View all articles by Le MatinalLe métier d'enseignant a beaucoup évolué et devient de plus en plus complexe. D'ailleurs, le thème de cette année pour marquer cette journée concerne les conditions de travail des enseignants. Cette journée a été inaugurée en 1994 afin de commémorer la signature conjointe de 1966 entre l'United Nations Educational, Scientific & Cultural Organisation et l'International Labour Organisation concernant la recommandation sur le statut des enseignants.
Nos enseignants sont unanimes à reconnaître que le métier se complexifie. Leur rôle ne se résume pas qu'à l'apprentissage. Ils déplorent également le manque d'infrastructures, l'indiscipline des élèves et l'ingérence des parents. « Avec un système compétitif, les parents deviennent de plus en plus exigeants. Cette attitude est traduite en stress et troubles comportementaux sur les enfants, notamment des personnalités hyperactives et une instabilité psychologique », explique Ashik Junglee du Teachers' Club. Une angoisse qui se répercute sur les enseignants.
« Tant que possible, on essaie de limiter les dégâts. Mais parfois, cela nous dépasse. C'est comme un fil qui s'est cassé au sein de ce métier. On compte désormais de nombreux cas d'indiscipline. Le manque de respect vis-à-vis de l'enseignant se reflète dans la société », fait ressortir Ashik Junglee. Il est d'avis que le métier n'a pas perdu de sa noblesse mais est plutôt devenu plus complexe. « Notre rôle aujourd'hui n'est pas uniquement de transmettre le savoir, mais aussi de guider les enfants, leur inspirer confiance et d'être constamment à leur écoute. »
Ashik Junglee insiste que les conditions nécessaires doivent être réunies pour apporter un service individualisé aux enfants. Le nombre des élèves par salle de classe n'est pas pour arranger les choses. Avis que partage Sunil Jhugroo, président du General Purpose Teachers' Union.
Le volume de travail a augmenté. Le salaire n'a pas suivi, fait remarquer le syndicaliste. En raison des difficultés auxquelles les enseignants doivent faire face au quotidien, les jeunes rechignent à embrasser une carrière dans le professorat. « Le statut de l'enseignant a dégradé dû probablement à une dégradation dans la société elle-même. Certains parents surprotègent leurs enfants estimant que le cadre de l'école et de la maison sont les mêmes », souligne Sunil Jhugroo qui concède que la pédagogie a évolué dans le bon sens.
« La pédagogie est maintenant plus moderne. L'audiovisuel est de plus en plus présent. L'éducation est centrée sur l'enfant, où l'enseignant agit comme un guide et un facilitateur. » Toutefois, les enseignants déplorent toujours le manque d'infrastructures. Outre les bâtiments en mauvais état, il manque des gymnases, des mini théâtres, entre autres facilités.
Au niveau du secondaire privé, les enseignants estiment qu'il n'y a pas de parité entre les secteurs public et privé.
« Tout d'abord, il y a la question des salaires. Nous devons cotiser à la SICOM et à la NPF. L'Etat ne paie que la NPF », soutient Serge Thomas, enseignant au New Educational College. Les élèves deviennent de plus en plus turbulents.
« Il faut prendre plus de précaution avec les élèves. On doit constamment s'adapter et se préparer à toute éventualité. D'ailleurs, les établissements scolaires doivent s'adapter aux besoins de la société. »
Nos enseignants sont unanimes à reconnaître que le métier se complexifie. Leur rôle ne se résume pas qu'à l'apprentissage. Ils déplorent également le manque d'infrastructures, l'indiscipline des élèves et l'ingérence des parents. « Avec un système compétitif, les parents deviennent de plus en plus exigeants. Cette attitude est traduite en stress et troubles comportementaux sur les enfants, notamment des personnalités hyperactives et une instabilité psychologique », explique Ashik Junglee du Teachers' Club. Une angoisse qui se répercute sur les enseignants.
« Tant que possible, on essaie de limiter les dégâts. Mais parfois, cela nous dépasse. C'est comme un fil qui s'est cassé au sein de ce métier. On compte désormais de nombreux cas d'indiscipline. Le manque de respect vis-à-vis de l'enseignant se reflète dans la société », fait ressortir Ashik Junglee. Il est d'avis que le métier n'a pas perdu de sa noblesse mais est plutôt devenu plus complexe. « Notre rôle aujourd'hui n'est pas uniquement de transmettre le savoir, mais aussi de guider les enfants, leur inspirer confiance et d'être constamment à leur écoute. »
Ashik Junglee insiste que les conditions nécessaires doivent être réunies pour apporter un service individualisé aux enfants. Le nombre des élèves par salle de classe n'est pas pour arranger les choses. Avis que partage Sunil Jhugroo, président du General Purpose Teachers' Union.
Le volume de travail a augmenté. Le salaire n'a pas suivi, fait remarquer le syndicaliste. En raison des difficultés auxquelles les enseignants doivent faire face au quotidien, les jeunes rechignent à embrasser une carrière dans le professorat. « Le statut de l'enseignant a dégradé dû probablement à une dégradation dans la société elle-même. Certains parents surprotègent leurs enfants estimant que le cadre de l'école et de la maison sont les mêmes », souligne Sunil Jhugroo qui concède que la pédagogie a évolué dans le bon sens.
« La pédagogie est maintenant plus moderne. L'audiovisuel est de plus en plus présent. L'éducation est centrée sur l'enfant, où l'enseignant agit comme un guide et un facilitateur. » Toutefois, les enseignants déplorent toujours le manque d'infrastructures. Outre les bâtiments en mauvais état, il manque des gymnases, des mini théâtres, entre autres facilités.
Au niveau du secondaire privé, les enseignants estiment qu'il n'y a pas de parité entre les secteurs public et privé.
« Tout d'abord, il y a la question des salaires. Nous devons cotiser à la SICOM et à la NPF. L'Etat ne paie que la NPF », soutient Serge Thomas, enseignant au New Educational College. Les élèves deviennent de plus en plus turbulents.
« Il faut prendre plus de précaution avec les élèves. On doit constamment s'adapter et se préparer à toute éventualité. D'ailleurs, les établissements scolaires doivent s'adapter aux besoins de la société. »
